

"Il n’y a rien à démontrer, il suffit de pratiquer".
Il n’y a pas de secret. Tout est là. Rien n’est caché. Présent comme l’instant présent. Il n’y a pas plus ni moins de vérité. Juste une tradition, un esprit de relations, un choix profond de certains gestes, une idée humaine de la vie, une conscience d’incarnation, une façon d’être présent... ![]() |
Le thé a toujours bénéficié d’un entourage philosophique, religieux, artistique et a été au centre de différents projets de civilisation. Notons juste, pour l’instant, que sa préparation a donné lieu à diverses codifications où chaque ustensile, chaque geste s’inscrit dans une vision symbolique de l’homme et de la vie. Loin d’être exotiques ces valeurs, bien que pour certaines très ancrées dans une réalité sociale, s’adressant à la condition humaine, sont intemporelles et universelles. Prenant des formes différentes leur fond est assez identique, tels divers chemins menant au même sommet d’une montagne. L'un de ces chemins est : La cérémonie japonaise Chanoyu ("Chanoyu" signifiant littéralement "eau chaude pour le thé"), d’inspiration bouddhiste zen et, contrairement à la cérémonie précédente, très codifiée où la liberté naît d’une discipline très stricte. Sa forme actuelle a été codifiée au XVIème siècle par un maître de thé japonais quasiment exact contemporain de Montaigne. Cette pratique n'est pas la seule car citons, pour être schématique (et terriblement réducteur), plusieurs cérémonies et quelques rites : la cérémonie Gong Fu Cha, la cérémonie Chanoyu, la cérémonie du thé vert à la menthe, la cérémonie Raja, le rite du samovar, le rite du five o'clock, l'usage du zhong. A cette liste non exhaustive il ne faudrait pas omettre d’y ajouter, pour tout ami du thé, son propre rite du thé... Tous
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