

"Il n’y a rien à démontrer, il suffit de pratiquer".
Il n’y a pas de secret. Tout est là. Rien n’est caché. Présent comme l’instant présent. Il n’y a pas plus ni moins de vérité. Juste une tradition, un esprit de relations, un choix profond de certains gestes, une idée humaine de la vie, une conscience d’incarnation, une façon d’être présent... ![]() |
"Mais si un seul invité était absent à l’assemblée, l’arôme corsé et durable du thé doit prendre sa place" Lu Yu. Partagez votre thé avec vos compagnons présents physiquement, de pensée ou de cœur. Goûtez-le avec votre vie, l’état actuel de votre âme, vos pensées. Accueillez ce qui vient à vous : lumières, sentiments, saveurs, parfums. Boire le thé seul s’appelle boire le thé avec recueillement. Mais n’oubliez pas qu’un recueillement sincère n’est jamais " en fermeture " : c’est une respiration avec une inspiration et souffle. Boire le thé à deux s’appelle boire en communion. Boire le thé à trois s’appelle boire de façon charmante. Au-delà cela s’appelle boire le thé de façon commune excepté si, cas peu fréquent, les invités sont tous là dans l’action d’être ensemble auquel cas on boit le thé en ouverture. Dans les cérémonies il y a un nombre limité d’invités afin que notre conscience ne se disperse dans l’apparence d’une multitude dilettante. Qu’il soit codifié ou dans l’expression de l’hospitalité, le nombre critique de trois est parfois dépassé car, dans cet espace, chacun a une conduite d’ouverture. Quoiqu’il en soit, ne bâclez ni votre préparation ni votre dégustation... que votre attention ne s’évanouisse pas : tout ceci est une rencontre. |

